Une année aux Etats-Unis

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Les bonbons d’Alanna

C’est aujourd’hui Halloween et Beckie est presque redevenue comme avant, la tension a quelque peu baissé.

En fin d’après-midi, la mère d’Alanna, David, Jessica et Sarah viennent en van me chercher pour m’emmener dans leur demeure. C’est surprenant comment une famille aussi nombreuse est prête à m’accueillir si facilement. Je souhaite de tout cœur que ça marche.

Pour fêter cela, on va au restaurant dîner mexicain. Je découvre et apprécie beaucoup les tacos. Le soir, je reste dans le salon à discuter avec la belle Alanna pour qui j’avais un peu le béguin au début de l’année scolaire. Mais il ne s’agit pas de faire n’importe quoi maintenant que je fais partie de la famille, je ne voudrai pas avoir de problème. Cette fille est géniale. On distribue les bonbons avec la participation de David aux enfants venant frapper à notre porte.

Autour d’une pizza, on discute notamment des rumeurs circulant au sujet d’Alanna, comme quoi c’est une allumeuse. On veille ainsi jusqu’à 22h30 et je vais me coucher dans la chambre que David partagera dorénavant avec moi.

Mercredi 31 octobre 1990 
23.3.06 22:50


L'invitation

Alanna, la cheerleader junior qui fréquente mon ancienne classe d'anglais et que Beckie qualifie d'allumeuse, a téléphoné aujourd'hui à Miss Owen.

Ces parents m'invitent à venir leur rendre visite le soir même pour discuter ensemble d'un éventuel déménagement dans leur foyer.

Je n'ai plus qu'à croiser les doigts et à bien me tenir.

Arrivé sur place, je découvre une maison on ne peut plus lumineuse que celle où j’étais auparavant. Je découvre qu’Alanna a deux petites sœurs, Jessica et Sarah et un frère David qui doit avoir quatre ans de moins que moi. La discussion avec la mère de famille est très agréable. Je suis comme exposé sur le canapé, quelque peu gêné mais bien prêt à séduire mes éventuels futurs hôtes. Alanna tente de faire le lien avec ses parents et se débrouille très bien.

Au final, au bout de trois quart d’heure de conversation, l’affaire est dans le sac. J’ai trouvé ma nouvelle famille d’accueil !

Un grand merci à vous Miss Owen.

Mardi 30 octobre 1990

21.3.06 20:37


La glace à la citrouille

Premier jour où je suis supposé sortir avec Steph. Pour fêter cela, elle a préparé des cookies dont je me régale.

Beckie semble fâchée contre moi. C'est un comble, si c'est à cause de ce qui se passe avec Steph. Elle a tout de même était partie intégrante à cet accord.

Pour me récompenser de ma nouvelle récolte de A, ou tout simplement parce que c'est bientôt Halloween, Miss Owen a préparé de la glace à la citrouille. C'est un vrai régal, très sucré mais vraiment délicieux.

L'attraction à ne pas louper pour Halloween, c'est la visite de l'un de ses manoirs hantés perdus dans la campagne, visite organisée avec trajet en bus jusqu'au lieu fatidique et frissons garantis. Malheureusement, je n'ai trouvé personne pour m'accompagner et j'ai pour autre priorité de trouver un nouveau foyer.

Lundi 29 octobre 1990
19.3.06 19:29


Space balls

Steve, le compagnon de Miss Owen, est un homme divorcé qui a deux grands enfants. Les relations avec son ex-femme sont tendues ce qui contrarie beaucoup Miss Owen. Ce week-end, Steve a la garde de ses enfants qui ont à peu près mon âge. Ils m'initient à une comédie de Mel Brooks qu'ils ont vu et revu, et qui s'intitule SPACE BALLS. C'est une parodie très efficace de la guerre des étoiles. Je découvrirai plus tard que la traduction française intitulée LA FOLLE HISTOIRE DE L'ESPACE, fait perdre un très grand intérêt au film, les jeux de mots étant pour la plupart intraduisibles.

Miss Owen est malade et doit rester alitée. Elle ne peut donc pas venir avec nous au cinéma voir FANTASIA. Je n'avais jamais vu ce chef d'œuvre de Walt Disney, et il est bien à la hauteur de sa réputation. Magnifique.

Samedi 27 et Dimanche 28 octobre 1990

18.3.06 11:25


Le Mayflower

Ce matin, avant les cours, je m'organise une petite séance photo du lycée et ses installations sportives.

Avec Beckie et Steph, on s'est retrouvé pour tenter de savoir comment faire en pratique pour que je sorte avec l'une et l'autre.

L'après-midi, je reste pour assister dans l'auditorium aux répétitions de la comédie musicale que prépare le club de théâtre prépare. Il s'agit du Mayflower, l'histoire des premiers colons britanniques. Beckie et Steph font partie de la distribution en tant que figurantes. C'est impressionnant avec quel professionnalisme tout ceci est monté : répétiteurs de chant, costumière, scénaristes, metteur en scène, ils sont tous présents pour épauler nos jeunes comédiens.

Les rumeurs sur ma double liaison ont déjà circulées dans l'auditorium : Jason semble me faire la gueule parce que je sors avec Beckie.

Ensuite avec mes deux miss, nous sommes allé chez l'une et l'autre pour se préparer à voir le match de football de ce soir. Cela me permet de faire connaissance avec les parents de Steph et son frère Robert.

Durant le match, je suis dans les gradins au bras de Steph. Beckie quant à elle vient nous rejoindre après la mi-temps au cours de laquelle elle a défilé avec le big band : elle joue de la flûte traversière.

Nous repartons tous les trois bras dessus, bras dessous, et je leur propose de sortir avec chacune d'entre elles une semaine sur deux. On tire au sort dans la voiture qui sera la première : il s'agit de Steph… Dommage, mais c'est la règle du jeu que l'on s'est imposé. Même si je ne conçois pas une seule seconde d'embrasser Steph. Il va falloir que je gère au mieux le pétrin dans lequel je me suis fourré.

Vendredi 26 octobre 1990
17.3.06 22:12


Un garçon, deux filles et des centaines de bananes

Dans notre lycée, comme je l'imagine dans la plupart des lycées américains, vont être organisées tout au long de l'année des journées de cohésion destinées à promouvoir l'esprit de groupe aussi bien chez les élèves que chez leurs professeurs.

Aujourd'hui, c'est la première de ces journées intitulée : BYOB : BRING YOUR OWN BANANA (Apportes ta propre banane). Pour l'occasion, à l'annonce faite par notre cher proviseur, je vais comme tout un chacun déposer ma banane à la cantine.

Le temps de récolter un A en Histoire et en Gouvernement, de changer de livre d'algèbres et découvrir que le niveau de ma nouvelle classe est à la hauteur de sa promesse, et me revoilà en début d'après-midi avec tous les autres élèves, à la cantine, pour déguster les banana splits que nous ont préparé les professeurs avec l’aide des cuistots.

Je déguste la mienne entouré de Beckie et Steph, l'ambiance une fois encore est bon enfant, tout le monde semblant s'amuser de cette récréation originale.

Le soir, Beckie et Steph m'appellent d'une soirée à laquelle elles participent chez une de leur copine. Je leur explique les problèmes que j'ai avec l'organisme et tente de réconforter Beckie qui en pleure.

Dans la conversation, Steph me demande si je veux sortir avec elle. J'entends derrière elle Beckie qui pose la même question à son sujet ! Alors là il faut que je bégaie n'importe quoi le temps de me donner quelques secondes de réflexion. J'analyse la situation :

- deux filles me demandent de sortir avec elles en consentant à ce que je sorte avec l'autre également. Plutôt bizarre…,

- de ces deux filles, il y en a une que je trouve craquante à souhait, et l'autre qui ne me plait vraiment pas du tout,

- elles sont les meilleures amies et dire non à l'une et oui à l'autre risque de casser ce qu'il y a entre elles.

Alors bêtement, sans trop savoir comment en découdre et surtout, en espérant qu'au final seule Beckie sortira réellement avec moi, je dis oui.

Jeudi 25 octobre 1990
17.3.06 07:12


Les auteurs américains

Miss Barnard, ma prof d'anglais, est une femme très attendrissante. Une vraie mère pour ses élèves. Il y a quelques jours je la taquinais sur le fait qu'on ne pouvait pas parler de littérature américaine au même titre que de la littérature française, et que peu d'auteurs américains étaient connus en France.

Et bien, c'est avec un sourire triomphant qu'elle me présente aujourd'hui une liste d'une trentaine de noms d'auteurs yankees, qui je le reconnais sont bien connus, même dans notre si humble pays…Et toc!

En règle générale, les relations avec les profs sont aux antipodes de celles que j'ai pu connaître avec leurs confrères français. Ils ne cherchent pas à instaurer une distance pour se protéger de leurs élèves, ils rient beaucoup de et avec nous, les discussions extra scolaires sont très courantes, et nombre d'élèves recherchent leur conseil pour faire face à des soucis de leur vie d'adolescent. C'est à la fois plaisant et réconfortant.

Pour ma part, je classe Miss Owen, Mr Kasey et Miss Barnard comme mes favoris du premier semestre.

Mercredi 24 octobre 1990

15.3.06 21:40


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